Recent Posts

Nous avons essayé Izy, l’offre low-cost de Thalys

Screen Shot 2016-04-24 at 16.30.24

Izy, le service low-cost de Thalys, représente-t-il une alternative valable au TGV argent e bordeaux entre Bruxelles et Paris ? Pour le savoir, nous l’avons testé, quelques jours après sa mise en service.

Les billets ne s’achètent que sur le site de Izy, qui existe en français, néerlandais et anglais. La procédure de réservation est claire. Un peu moins les types de sièges disponible : le tarif le moins cher pour un adulte (10€) prévoit que “le placement assis n’est pas assuré”, mais il ne dit pas si cela signifie qu’il est possible que l’on doive voyager debout. De même, il n’est pas précisé si le “strapontin” se trouve dans les sas entre deux voitures. Dans le doute, nous optons pour une place “confort”.

Pour ce qui est des horaires, le choix est très réduit : deux trains par jour en semaine (départ à 14h46 et 18h59 depuis Bruxelles ; 11h34 et 19h58 depuis Paris) plus un troisième les vendredis et dimanches (10h28 depuis Bruxelles ; 15h34 depuis Paris).

Gare du Nord, à Paris. L’embarquement a lieu sur le quai Thalys, selon la procédure adoptée depuis que le plan vigipirate “alerte attentat” est en vigueur (contrôle des bagages aux rayons X et manteaux ouverts). Les billets sont également vérifiés après les contrôles, avant d’accéder au train. Autre différence avec le Thalys : il n’y a pas d’agents de la compagnie aux portes des voitures et l’on entre librement.

L’agencement intérieur est semblable à celui des trains Ouigo : dépouillé, mais fonctionnel. Il y a des prises de courant à chaque double siège.

Le train part à l’heure. Il côtoye par moments la ligne TGV. Le bruit du roulement, rythmé par le clic des rails, évoque celui des vieux intercités, dont Izy, du moins sur la partie française du trajet, partage la vitesse – entre 140 et 160 km/h. Cela permet d’apprécier le paysage, plus urbain – en tout cas moins rural –, qui défile à une allure humaine. Les villages s’enchaînent, avec leur lot de potagers, de clochers et de pavillons, leurs parkings et leurs centre commerciaux.

A force de prendre le bus ou le Thalys, on en avait presque oublié qu’entre Paris et Bruxelles, il y a de la vie. Il y a même des villes, comme Arras, que le train traverse au pas, avant de repartir et de rejoindre la ligne TGV Lille-Bruxelles – et la vitesse adéquate.

A bord, point de buvette : s’il y a bien une voiture-bar, le rideau est baissé. Quant à la connexion internet, elle était, sur notre rame, absente – ce qui ne change pas grand-chose par rapport au Thalys, il faut l’avouer.

L’arrivée à Bruxelles se fait également sur les quais Thalys et les voyageurs ne subissent pas plus de contrôles que pour les autres trains internationaux.

En conclusion, et pour peu que le temps ou les repas ne soient pas un élément essentiel, Izy représente une alternative intéressante au Thalys, si l’on est prêt à prolonger son voyage d’environ une heure et à voyager en dehors des heures de pointe (matin et soir). Certains tarifs (“standard xl”, à 25 euros) rivalisent avec ceux proposés par la formule  de Thalys (29 euros). Il représente également une alternative intéressante au covoiturage (rapidité, prix sensiblement pareil) et au bus (rapidité, tarif sensiblement pareil).

  1. Pour des échanges transparents entre les opérateurs et les usagers Leave a reply
  2. Rencontre avec Thalys du 21 mai 2014 Leave a reply
  3. Quand je n’arrive pas à entrer sur le wifi du train… 2 Replies
  4. Quand je passe à la télé pour parler du blog, et que je vois à quel point tout ça est compliqué Leave a reply
  5. Tarif international 1 Reply
  6. Enfants seuls : toujours interdits à bord 1 Reply
  7. Trocdestrains bientôt inutile ? 2 Replies
  8. Pourquoi ça augmente comme ça ? 1 Reply
  9. Abonnements : c’est trop injuste ! 2 Replies
  10. Augmentations de prix : +40 % en 2012 ! 1 Reply
  11. Pourquoi tous ces retards ? 3 Replies